La trilogie du CMIT sur l’état d’esprit et des lieux des marketeurs et du marketing s’achève avec les résultats du sondage mené auprès
des responsables marketing présents lors du forum du 1er avril. Sondage intéressant à plusieurs titres. Pour l’instantané du secteur bien sûr, mais aussi pour mesurer la maturité des professionnels vis-à-vis de la fameuse digitalisation.

A y regarder de près, sur la maturité, l’état des lieux est mitigé. A titre d’exemple, force est de reconnaître un bilan en demi-teinte sur les principaux items liés aux outils de la transformation numérique : 47 des marketeurs n’utilisent pas le cloud, 34% ne savent pas ce qu’est
une DMP (si vous me le demandez je ferai un article clair sur le sujet) et 40% ne considèrent pas l’expérience mobile comme faisant partie
de leur mix de communication…

Le marketeur sous utilise les outils

A contrario le marketing automation est entré dans les mœurs avec son corollaire qu’est le content marketing, tout le social selling et le pilotage de l’account based marketing (campagne d’acquisition et de vente ciblée vers un compte clé), autrement dit, des items proches du cœur de métier.

Ces chiffres alimentent le débat actuel entre CDO et CMO pour piloter la transformation numérique. Au regard des résultats sur les items structurants de cette transformation, le directeur du digital semble plus que jamais nécessaire pour accompagner le responsable marketing, focalisé sur son cœur de métier. C’est du moins l’impression que donnent ces résultats.

Pour Jean-Denis Garo, il y a deux conclusions, « Tout d’abord sur le rôle du responsable marketing, c’est l’utilisation de la donnée, maintenue par la DSI. Le CDO, quand il y en a un, doit travailler de concert avec les métiers. Mais ce qui me frappe, c’est surtout le décalage entre la panoplie de nouveaux outils mis à disposition et leur déploiement réel sur le terrain ».

Vous avez une autre interprétation sur ce sondage ?

Etre marketeur en 2016