Si Facebook a réalisé un bénéfice enviable de 2,9 milliards de dollars, pour 12 Milliards de chiffre d’affaires en 2014, la croissance de Facebook est toutefois sujet à caution sur un plan financier. Un doute issu de deux facteurs. Tout d’abord, comme l’indique l’infographie ci-dessous, le réseau est en retrait en termes d’utilisateurs actifs. Avec -9% d’actifs, le réseau marque le pas.Un chiffre a prendre avec précautions. Fort de ses 900 millions d’utilisateurs actifs et 81% des internautes inscrits, il est facile de considérer que FB a atteint un taux de pénétration difficile à dépasser. Plus drôle ou inquiétant, pour de nombreux internaute Facebook est même considéré comme l’Internet.

On notera pour l’anecdote dans le graphique ci-dessous, la forte croissance de Pinterest et de Tumblr en 2014, tout comme l’usage d’Instagram et Linkedin.

Infographic: Facebook suffered a fall in usage last year | Statista

Une monétisation difficile

Infographic: Facebook Struggles to Monetize Emerging Market Users | Statista

Si Facebook souffre sur les utilisateurs actifs malgré ses 1,39 millions d’utilisateurs dont 900 millions d’actifs, un problème est relevé par Statista et relève de la seconde raison de douter : la différence entre la monétisation réalisée aux US et le reste du monde et in fine un problème pour accroître ses revenus à terme.

Preuve en est, le réseau réalise 9$ par utilisateur américain, 3,45 $ en Europe et 1,27$ en Asie-Pacifique et encore moins ailleurs. Concrètement, 74% des revenus sont issus des Etats-Unis et de l’Europe soit 37% de ses utilisateurs. Ce qui ne serait pas un problème si la grande majorité des nouveaux inscrits n’étaient issus des autres régions : 141 millions contre 26 millions de nouveaux inscrits aux US et Europe en 2014.

Une fois la croissance sur ces deux continents en plateau voir à saturation, ce qui est déjà le cas aux US, Facebook sera contraint d’accroître ses revenus des autres zones. Ce qui ne va pas être simple. En Asie, Facebook est toujours interdit de séjour en Chine où deux réseaux pallient cette absence (WeChat et Qzone). Marck Zuckerberg a bien tenté d’entrer par la petite porte en tentant de prendre une participation dans le fabricant de smartphones Xiami. Mais sans succès.

A ce jour les analystes sont moyennement confiants dans la capacité du géant à maintenir une croissance forte. Nombre d’entre eux revoient déjà leurs prévisions de sa profitabilité à la baisse à l’aune du cours de l’action. Autre signe convergent, David Fischer et Marc Andreessen, deux membres du board ont revendu un nombre significatif de leurs actions. Un gage assez moyen de confiance.